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Couacs

  • Le coût des autres

    Début de journée, j'ouvre ma messagerie. J'apprends qu'un décret du 20 mai 2014 abroge la Prime de Fonction et de Résultat à compter du 1er juillet 2015. Nous n'avions même pas eu le temps de la mettre en application.
    Dans la matinée, le facteur nous amène quatre cartons. Ce sont les bulletins de vote pour les Européennes. Tant mieux, nous dîmes-nous, point n'est besoin de courir au chef-lieu de canton pour aller les chercher, les voilà qui viennent à nous.
    En début d'après-midi, le facteur revient prendre les cartons. Il s'est trompé, il devait les livrer au chef-lieu de canton où nous devrons les retirer. Nous n'avions pas eu le temps de les déballer, fort heureusement.
    Avec lassitude, je comprends pourquoi les "anciens", les briscards de la territoriale, ne se dépêchent jamais de mettre les consignes en application. On attend toujours le contre ordre...
     
    50 milliards d'économies, vous dîtes ?
     

  • Ce que j'ai trouvé dans les dossiers des agents

    Voici en vrac ce que j'ai pu trouver dans les dossiers des agents en prenant mes fonctions, soigneusement rangés par l'ancien secrétaire général :

    - une coupure de journal mentionnant la composition du bureau de l'association "Vie Libre", soutien aux alcooliques et anciens alcooliques, où le nom de l'agent avait été stabiloté, il avait été élu secrétaire de l'association ;

    - une convocation au tribunal suite à un dépôt de plainte pour coups et blessures (c'est l'agent qui était la victime) ;

    - plusieurs lettres d'avertissement portant bien entendu la mention "le présent avertissement ne sera pas porté à votre dossier" ;

    - quantité de mots manuscrits : "tel jour à telle heure, le véhicule de l'agent était garé devant chez Mme Untel", "tel jour à telle heure, ai discuté avec l'agent qui n'explique pas son geste et se dit déprimé", etc.

    - une lettre d'un agent demandant à être relevé de ses fonctions de responsable, sans donner de motif (il semblerait qu'aucune suite n'ait été donnée à cette demande).

    Inutile de dire que le destructeur de papier a chauffé.

     

  • La mega boulette

    C'est la cata. Les convocations sont parties, impossible d'annuler le conseil municipal. On va se faire allumer.

    Du calme, réfléchissons.

    Au pire, on n'aura pas le quorum, il faudra recommencer. Tant pis, c'est trop tard.

    Ca la fiche mal, quand même...

    Nous avons convoqué le Conseil municipal demain soir alors que la France joue contre le Mexique.

     

  • Encore loupé

    Le 8 mai, le 11 novembre, c'est bon, on a l'habitude.

    Le 5 décembre a fini par s'imposer sur le 19 mars, on essaie de s'en souvenir.

    Le 14 juillet, lui, a l'avantage de ne pas bouger.

    Le 18 juin, on ne fait rien de spécial.

    Ni le 25 septembre, ni le 8 juin, d'ailleurs. On pavoise.

    Pour ne pas zapper la journée nationale à la mémoire des crimes racistes et antisémites de l'Etat français et d'hommage aux Justes de France, je me le marque en rouge dans mon agenda à la date du dimanche 18 juillet (le dimanche le plus proche du 16).

    Seulement là, encore une fois, je me suis fait avoir. Il faut dire qu'on n'a reçu aucun fax de rappel de la préfecture.

    On a oublié de pavoiser pour le dernier dimanche d'avril, journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation, oupsssss...


  • Y'a des jours, mais des jours !

    J'arrive, je pose mon sac, je vais saluer les collègues. Bonjour, ça va ? Oula, non, manifestement ça ne va pas, il y en a une en train de pleurer. Bon, ça commence bien. On verra ça tout à l'heure en privé.

    J'entre dans mon bureau, j'ai à peine le temps d'allumer mon ordinateur que le téléphone sonne. "C'est Monsieur X qui voudrait vous voir !" Monsieur X entre en trombe, agite sous mon nez des actes de propriété, crie que c'est un scandale, que la mairie veut le déposséder. Le temps de se calmer et de discuter autour du cadastre, une demi-heure se passe.

    En le raccompagnant, je suis alpaguée à l'accueil par une mère : son fils se fait taper à la récréation. Nous parlementons, j'explique que la commune n'est responsable que de la surveillance de la cantine et de la récréation du midi, qu'il faut aller voir le directeur de l'école. Son mari s'en mêle. Et la police municipale, qu'est-ce qu'elle fait la police municipale ? Je ris sous cape. La police municipale, justement, elle fait un rapport sur lui qui conduit sans permis ni assurance. Et leur gamin, c'est une terreur dont j'entends tous les soirs au dîner le récit des dernières bêtises.

    Pendant ce temps-là patiente mon rendez-vous que j'avais oublié. C'est que j'aurais bien pris un café, moi, avec tout ça. J'en propose un à mon interlocuteur, mais non, rien à faire.

    Pendant notre entretien, on me passe le Maire au téléphone. Dites, pourquoi la DGF a diminué ? La population a augmenté, pourtant ! Euh, oui, bon, je vais faire des recherches. Voilà une vraie question qui mériterait que l'on s'y penche sérieusement, mais la DGF, aujourd'hui encore, passera après les problèmes de chiens, de bornes, de photocopieur en panne et de collègue qui pleure.