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Sueurs froides - Page 2

  • 969 attachés et moi et moi et moi...

    Où peut-on trouver la plus grande concentration d'attachés territoriaux ?

    Au conseil régional d'Ile-de-France ? à l'EPAD ? au CNFPT ?

    Mais non, à Pantin, dans le 93. Plus précisément devant le CIG Petite couronne où se tient l'examen professionnel d'attaché principal en ce 1er juin 2010.

    Des attachés en jean-Converse, des attachés en tailleur, des attachés stressés qui jouent avec leur téléphone, des attachés qui se demandent bien ce qu'ils font là, des attachés qui ont suivi la préparation à l'examen, des vieux attachés, des jeunes attachés, des attachées enceintes, des attachés barbus, des attachés urbains, des attachés ruraux, des attachés qui dirigent 60 personnes, des attachés qui n'encadrent personne, et puis moi, attachée détachée, un peu agacée de devoir encore me soumettre à l'épreuve de la copie qui sera corrigée par d'autres attachés.

  • Feuilleton haletant (2)

    Rappel de la situation : il reste trois jours avant le début du centre de loisirs, je n’ai pas de BAFD pour remplacer la directrice en stage et l’animatrice est en arrêt maladie. La matinée s’écoule sans nouvelles de l’agence d’intérim. En désespoir de cause, je fais jouer les réseaux, le bouche à oreille. Peu avant midi, l’agence d’intérim m’envoie enfin un CV par fax et m’appelle dans la foulée pour présenter ce candidat dont le profil n’est pas vraiment celui recherché mais qui a pour principale qualité l’obtention du BAFA en 1977. D’accord pour le rencontrer, je n’ai pas vraiment le choix. Le rendez-vous est fixé pour le lendemain matin. Je souffle un peu.

    Le lendemain, je m’apprête à recevoir le candidat quand, simultanément, cinq CV sortent du fax. Les agences d’intérim m’appellent pour me présenter leurs candidats. Les jeunes que nous avons pris en saisonniers l’été dernier laissent des messages à l’accueil. L’un d’eux a compris que c’était bon, qu’il commençait lundi, il a déjà tout organisé. Tout s’accélère soudain, j’ai trop de candidats, trop de réponses à donner, un choix à faire rapidement, une décision à prendre sans se tromper, le tout en organisant un minimum de concertation avec les élus qui chapeautent le service jeunesse, sans quoi je vais au-devant d’un conflit diplomatique...

    A ce moment précis, la directrice que je dois remplacer m'appelle. "Dis, au fait, tu sais, je viens seulement de m'en souvenir, mais nous avons un stagiaire BAFA la semaine prochaine, c'est bon pour la DDJS, je n'ai pas besoin de remplaçant !"

    (à suivre)

  • Feuilleton haletant (1)

    "Bonjour Mademoiselle, je voulais avoir confirmation du rendez-vous de demain...

    - Ah justement, je voulais vous appeler... (silence gêné)... Voilà, je ne suis plus disponible la semaine prochaine...

    - Comment ça ? Mais c'est que nous comptons sur vous !

    - Je suis désolée, mais je viens de me casser le genou au ski..."

    C'est la catastrophe. L'accueil de loisirs ouvre lundi prochain avec une vingtaine d'enfants. La directrice sera en stage de BAFD, sa remplaçante dans le plâtre, l'animatrice en arrêt maladie cette semaine et je ne sais pas si elle sera sur pied lundi. A ce jour je n'ai personne pour assurer le centre.

    Plus qu'une solution. La loi du 3 août 2009 sur la mobilité et les parcours professionnels qui nous permet désormais de recourir aux intérimaires. Je prends mon téléphone et j'appelle les agences du coin.

    (à suivre)

  • Ici le PC de crise

    "Allo, oui, bonjour Monsieur le Maire, vous allez être en retard à cause de la neige ? OK, je préviens le tribunal."

    ...

    "Allo, oui, re-bonjour, c'est moi, vous allez rire, l'audience est annulée, le juge est bloqué par la neige. Vous avez fait 80 km à 30 à l'heure pour rien..."

    *

    "Allo, oui... Comment ? La saleuse de la DDE s'est mise au fossé ? Bon, je vous envoie le tractopelle de la commune, pas de problème, il arrive."

    *

    "Allo ? Comment ça il manque un colis de Noël ? Et la réception est dans deux heures..."

    *

    "Allo ? Oui, chéri, ça continue de tomber ici, je suis un peu inquiète pour rentrer ce soir et repartir pour le Conseil municipal... Tu ne pourrais pas venir chercher les enfants, des fois ? Non, tu le sens mal ? Bon, je crois que je vais chercher un hébergement..."

    *

    "Allo ? Oui, bonjour, c'est moi. Ah bon, elle n'est pas bien ? J'ai bien essayé de lui donner un Doliprane ce midi à la cantine, mais là... ça ne m'arrange pas du tout... Vous ne pouvez vraiment pas la garder en classe ?"

    *

    Toutes ces situation, on arrive à les gérer, tant bien que mal. Le problème, c'est quand tout arrive le même jour.

  • Rhaaaaa...

    "Ben tu sais, Maman, y'en a un qui s'est fait mordu par les rats !

    - On ne dit pas mordu, on dit mordre. Hein, quoi !! Il y a des rats ?

    - Ben oui..."

    Ca y est, ça défile dans ma tête, l'Inspection académique qui débarque, les services d'hygiène, le Maire mis en cause, donc moi aussi, le scandale dans la presse locale... Vite, il va falloir retourner au bureau et faire intervenir les services techniques avant que ça se sache !

    "Euh, ma chérie... ils sont où, ces rats ? Dans la cour derrière, c'est ça ?

    - Mais non Maman, ils sont dans la classe, dans leur cage, tu sais bien, c'est Nestor et Ratatouille !"

    Pas facile d'être DGS et parent d'élève.