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13/02/2013

Vis ma vie

Ça y est, nous nous sommes emparés du dossier de la réforme des rythmes scolaires. Et, ça y est, nous sommes malgré nous entrés sur le terrain glissant du match Éducation nationale VS Reste du monde, malgré les efforts de concertation. Fille de profs et petite-fille d'instituteurs, je n'ai pas besoin de beaucoup d'efforts pour comprendre le point de vue des enseignants, je veux dire "comprendre" au sens de l'empathie à défaut de partager le même point de vue. Mais il faut reconnaître que le chemin inverse ne semble pas parcouru. Et quand ma fille me rapporte ce propos de son enseignant : "Je ne suis pas payé à jouer sur un ordinateur toute la journée, moi", il faut reconnaître que ça gave.


25/01/2013

"Bonjour, je viens pour le recensement.

- Hein ? J'ai pas demandé de ravalement !

- Non, vous savez, c'est pour compter les gens...

- Comment ça, vous le faites en ciment ?

- Bon, écoutez, je vais revenir une autre fois.


- Vous voulez aussi vernir le bois ?"


16/01/2013

L'affaire de la fillette exclue de la cantine

C'est très différent de dire :
"Une fillette a été interpellée par la Police à la cantine municipale pour cause d'impayés."
et :
"Une policière municipale est venue récupérer une fillette à la cantine. Sa mère l'avait en effet désinscrite, n'ayant plus les moyens de payer la cantine. Ce jour-là, elle avait malheureusement du retard et l'enfant avait été par erreur placée avec les demi-pensionnaires."


11/01/2013

SYLAE, payer pour transmettre

Décidément, la marche forcée vers la dématérialisation n'est pas synonyme d'économies pour les petites collectivités. Nous devons désormais transmettre les états de présence de nos salariés en CAE via un site Internet dénommé SYLAE. Inscription, mot de passe, identifiant, tout se déroule comme prévu, et tout à coup on me demande un certificat électronique. Heureusement, me dis-je, nous en avons un puisque nous nous en servons pour la télétransmission des actes au contrôle de légalité. Je vérifie dans la liste : oui, notre prestataire y figure, ouf. Je tente un envoi. Echec. Message sibyllin. Notre certificat ne passe pas. Je retourne sur le site de SYLAE, trouve un numéro de téléphone, patiente en ligne pour finalement entendre que toutes les demandes se traitent par Internet. J'y retourne, transmets une demande par le formulaire de contact. Quelques jours plus tard, la confirmation tombe : il faut acheter un autre certificat électronique, pour la modique somme de 50 € HT. Certes, ce n'est pas énorme, mais ce certificat, je n'en aurai plus besoin dans trois mois, à la fin de droits de notre CAE. Dommage.


12/10/2012

Effets pervers du Grenelle

Nous révisons actuellement le Plan Local d'Urbanisme. Conscients des enjeux environnementaux, soucieux de respecter le "Grenelle", nous tâchons d'estimer au plus juste les surfaces nécessaires à l'urbanisation future. Dans cette petite commune semi-rurale, l'évidence s'impose rapidement : il ne sera plus possible d'autoriser l'extension pavillonnaire dans les nombreux hameaux que compte la commune. Les amateurs de "campagne" (entre guillemets, tant cette notion reste à définir) devront donc se rabattre sur les quelques fermettes existantes à rénover. Fini le pavillon en plein champ qui obligera les futurs propriétaires à d'innombrables trajets polluants et coûteux vers le travail, l'école, les commerces. Tout le monde est bien d'accord autour de la table.

Après la réunion, nous échangeons autour d'un café et en discutant, nous en venons à vanter les charmes de notre territoire, ces jolies bâtisses traditionnelles qu'il ne faut surtout pas gâcher avec des vérandas et des vélux. Nous découvrons que la jeune femme du bureau d'études habite une ferme rénovée, que le technicien de la communauté de communes vit en rase campagne, tandis que j'habite moi-même un coquet hameau. Voilà, c'est la France qui se dessine, avec d'un côté les cadres trentenaires ou quadras qui retapent avec goût les maisons anciennes nichées dans la nature et dont les salaires confortables leur permettent d'assumer le coût des transports, et qui plus tard n'hésiteront pas à réclamer de belles routes goudronnées et de l'éclairage public, tout en payant une misère en taxes locales parce que la réforme des bases d'imposition n'a toujours pas été faite, et de l'autre la masse des salariés besogneux qui ne pourront prétendre qu'à des parcelles de 400 ou 600 m² où leur pavillon de 80 m² leur coûtera une fortune en taxe d'aménagement.